RDC: le contre coup anti-US de Kabila (Zoom Afrique)

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Vu les pressions américaines sur le président actuel afin de le faire plier aux diktats des Occidentaux, l’arrivée de l’ex-président Joseph Kabila au Sénat risque de changer la donne.

Zoom Afrique du 16 septembre 2020

SOURCE : PRESS TV FRANÇAIS

L’actualité en Afrique :

  • La Côte d’Ivoire devient le pays le plus riche de toute l’Afrique de l’Ouest ;
  • Gabon : 100 milliards de FCFA de dette intérieure annulés en à peine 3 mois grâce à la Task Force ;
  • Bénin : plus de 5 000 entreprises créées au second semestre 2020.

Les analyses de la rédaction :

RDC : le contre coup anti-US de Kabila

Depuis un certain temps, les médias mainstream font part des tensions au sein du gouvernement de Kinshasa, entre le président Tshisékedi et Joseph Kabila.

Vu les pressions américaines sur le président actuel afin de le faire plier aux diktats des Occidentaux, l’arrivée de l’ex-président Joseph Kabila au Sénat risque de changer la donne. En effet, Joseph Kabila Kabange, a fait son retour sur la scène politique, en siégeant mardi pour la première fois au Sénat à l’occasion de la rentrée parlementaire.

Vu la réticence des États-Unis par rapport à Joseph Kabila, la réaction ne devrait pas se faire attendre.

La vaste campagne lancée par Washington pour éradiquer toute trace des 17 ans de présidence de Kabila est visiblement un échec.

Pour rappel, c’était surtout en 2016, lorsque le gouvernement de Kabila avait mis en place, et ce, assez rapidement, le fameux code minier qui a provoqué l’ire de l’Occident.

D’ailleurs, le FMI cherche à saper ce code minier. Un changement au niveau du code minier en échange d’une aide financière selon l’organe.

Cela dit, ce n’est peut-être pas tout : Le Fonds monétaire international (FMI) a demandé mardi à la République démocratique du Congo de la « transparence » dans ses contrats miniers, en préalable à toute négociation pour un prochain programme d’aide. Dans un point de presse, le représentant du FMI à Kinshasa, Philippe Egoumé a aussi déclaré : « Nous avons un désaccord avec les autorités qui préfèrent publier les contrats récents mais pas les anciens. De notre point de vue, il faut publier tous les contrats ».

Une manière de faire part de la volonté de Washington de trouver tous les éléments possible et inimaginable pour mettre Kabila hors de la scène politique. Même la campagne de désinformation lancée par les médias mainstream qui faisaient continuellement part de diverses tensions au sein du gouvernement entre Tshisekedi et Kabila, s'est avérée fausse.  

Le retour de Kabila au Sénat a secoué pas mal de choses, surtout les plans de Washington de mettre la main sur la RDC. Le gouvernement ainsi que la population congolaise sont plutôt d’avis que les problèmes de la RDC doivent rester en RDC et qu'ils doivent être arrangés par des Congolais et non pas des puissances étrangères aux arrière-pensées néocoloniales. 

 

Mali : le peuple reste uni

Le coup d'État spectacle du 18 août dernier, téléguidé dans l'ombre ne visait pas seulement à justifier la prolongation de la présence de Barkhane et de mettre une couche sur ses défaites répétitives, mais à mettre en place une junte soutenue dans l'ombre par la puissance d'occupation, mais également à semer la zizanie parmi le peuple malien.

Du moins, c'est ce qu'en disent les médias : « Après la présentation dudit document par la junte qui a renversé l’ancien régime le 18 août, des tendances de rejet ou d’acceptation de certains points de la Charte sont nées au sein du plus grand mouvement populaire du pays. Le plus grand mouvement de contestation, le M5-RFP (Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques), estime que le document final lu lors de la dernière journée de la concertation nationale (le 12 septembre) n’est “pas conforme aux délibérations” issues des travaux des différents groupes sur certains points. Le M5 dénonce également “des rajouts à la Charte” et s’indigne de la “non-prise en compte” de certains points des discussions dans le rapport final », lit-on dans divers médias.

Le peuple malien est-il réellement divisé ?

En répondant à une question concernant la présence de réelles divergences entre les différents partis politiques au Mali, notamment les membres du mouvement M5-RFP, lors d'une interview accordée à l'Office de Radio et Télévision du Mali, l'influent Imam Dicko, met les points sur les i et répond une fois pour tout aux allégations de fissure entre le peuple malien : « les informations au sujet de la présence des divergences entre les membres du M5 sont de l'intox. Vous ne pouvez pas avoir des hommes qui se mettent ensemble sans qu'il y ait des points de vue divergents. C'est dans cette contradiction que jaillira la lumière qui nous permet de voir le futur. C'est d'ailleurs démocratique d'avoir des contradictions. Ce sont des jeunes de l'armée qui viennent, avec leurs idées, leurs projets... Il n'y a jamais eu de conflits ou de rupture. Ces divergences contribuent pour arriver à ce que souhaite le peuple malien ».

Le ton est lancé. Ce n'est pas après avoir déjoué le plan de démembrement et des tentatives de conflits inter-ethniques que le peuple malien va se fissurer. Le peuple malien tout comme ses voisins nigériens et burkinabés est vigilant et ce n'est pas après des mois de combats anti-occidentaux qu'il se laissera faire.

 

Niger/Algérie : qui veut semer la zizanie ?

Bien que le Niger ce pays stratégique de l'Afrique de l'Ouest, abrite le QG de l'Africom (le Commandement des États-Unis pour l'Afrique), il tente le tout pour le tout afin de résister face aux ingérences des pays occidentaux et de préserver sa souveraineté. Ceci ne plaît pas aux forces néo-colonialistes, et c'est à travers l'une de leurs stratégies habituelles qu'elles tentent de semer le chaos dans ce pays : le conflit avec les pays frontaliers et amis, dont l'Algérie.

Le Niger entretient de bonnes relations aussi bien avec ses pays voisins dans l'Afrique du Nord comme l'Algérie, que ses pays sahéliens dont le Mali, mais ceci n'est pas dans l'intérêt de cette force néo-colonialiste qui n'a qu'un seul objectif en Afrique : la déstabilisation.

C'est dans ce cadre qu'elles dictent à ses terroristes en Libye de semer le chaos en Algérie mais aussi au Niger, et ce, via des attaques contre les forces armées de ces pays, ce qui pourrait très bien provoquer une tension entre ces pays.

D'ailleurs vingt-quatre heures après l’attaque terroriste du PK110 sur l’axe de la transsaharienne Agadez-Arlit-Assamaka, à la frontière algérienne, c’est dans la nuit de samedi à dimanche qu’une position de la garde nationale, qui sécurise un chantier routier, a été attaquée par des hommes armés non identifiés.

Un bilan provisoire fait état d’au moins deux soldats tués. Un des véhicules des gardes monté d’une mitrailleuse et un autre 4x4 appartenant à l’entreprise chargée de la construction du tronçon ont été enlevés.

Des tensions entre ces deux pays voisins et stratégiques pourraient préparer le terrain à plus d'ingérences, d'insécurité et de pillages de ressources. Idem pour les pays inter-sahélien : le Mali, le Niger ou encore le Burkina Faso sont également dans la ligne de mire de cette tentative. Le peuple du Sahel devrait donc être plus vigilant que jamais et ne pas tomber dans le piège occidental.

 

 

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