Iran: la RDC s'aligne à l'axe anti-US ? (Zoom Afrique)

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Ce superbe mécanisme anti-sanction US que l’Iran a créé avec l’aide de la Chine et de la Russie et qui s’étend au Venezuela avec l’aide substantielle de certains pays africains comme le grand Sénégal, le Nigeria et l’Ouganda semble arriver en RDC.

Zoom Afrique du 1er Août 2020

SOURCE : PRESS TV FRANÇAIS

 

L’actualité en Afrique :

  • L’UA remercie la Chine pour son soutien continu à la construction des capacités de prévention et de contrôle des maladies en Afrique ;
  • Guinée : près de 125 000 dollars pour soutenir 12 entrepreneurs innovants ;
  • Côte d’Ivoire : des ambulances et des véhicules remis aux autorités sanitaires déconcentrées.

Les analyses de la rédaction :

Iran : RDC s’aligne à l’axe anti-US ?

Ce superbe mécanisme anti-sanction US que l’Iran, à titre de noyau de l’axe de la résistance, a créé avec l’aide de la Chine et de la Russie et qui s’étend au Venezuela avec l’aide substantielle de certains pays africains comme le grand Sénégal, le Nigeria et l’Ouganda semble arriver en RDC, immense pays de l’Afrique centrale que les USA et leurs acolytes cherchent, des décennies après la fin du colonialisme, à faire imploser pour en posséder les richesses inestimables.

Après avoir tenté de créer une crise interétatique entre un président Tshisekedi qui en dépit de sa ligne apparemment pro-occidentale continue à veiller à la sauvegarde de l’état d’une part et les courants pro-kabilistes qui poursuivent leurs œuvres souverainistes au sein du Parlement, de l’armée et de la justice, l’Occident a été tenté d’exporter le terrorisme la rébellion armée voire la guerre avec les voisins en RDC.

La RDC tient bon, inébranlable aux pressions occidentales. C’est le partenaire africain par excellence pour un Iran qui depuis 40 ans s’inscrit dans cette même ligne.

La République islamique d’Iran affiche sa disponibilité à s’associer activement au projet d’érection des cités industrielles en République démocratique du Congo. L’ambassadeur de la République d’Iran, Mohammad Javad Sahiriati, l’a exprimé au cours d’une audience le 30 juillet avec le ministre de l’Industrie, Julien Paluku.

Selon le diplomate, l’Iran désire accompagner le pays de Félix Antoine Tshisekedi dans la création des cités industrielles, la relance des entreprises locales à l’arrêt depuis de nombreuses années. Il a aussi évoqué le renforcement des capacités des entreprises congolaises, ainsi que le souhait des investisseurs iraniens à s’installer dans les zones économiques spéciales en RDC.

Avec ses 890 cités industrielles dans lesquelles œuvrent 45 000 unités de production, l’Iran se propose d’accompagner la RDC dans l’accomplissement de sa politique industrielle qui prévoit porter le nombre d’industries à 2000 et créer 1 million d’emplois d’ici 2023.

« Les sociétés et les petites et moyennes industries de l’Iran sont prêtes à investir en RDC. Elles sont également disposées pour la formation sur les technologies et le savoir-faire. Elles vont venir ici au Congo pour préparer la visite du ministre de l’Industrie en Iran pour voir les capacités des industries iraniennes pour les futures collaborations entre les deux pays », a-t-il indiqué.

Les sources iraniennes n’ont pas expliqué les modalités de la participation iranienne dans la création de ces cités industrielles, mais il est sûr et certain que le savoir-faire iranien en termes de construction des infrastructures tout comme sa technologie y seraient pour quelque chose et dans tout ceci, la RDC se moquerait des sanctions, fidèle qu’elle est au principe de sa souveraineté.

Certains analystes estiment que la présence de plus en plus large de l’Iran en RDC pourrait se traduire par des coopérations dans le secteur autre que l’économie : il y a l’énergie, l’électricité et pourquoi pas la sécurité.

- Barkhane saigne au Tchad

Une semaine après le décès du hussard parachutiste de 1re classe Tojohasina Razafintsalama dans l’explosion d’un véhicule piégé au passage de son convoi, au Mali, la force Barkhane a une nouvelle fois été endeuillée par la perte accidentelle de l’un des siens, à N’Djamena. Du moins c’est ce que disent les médias mainstream. Mais ces incidents sont-ils réellement accidentels ?

« Ce 31 juillet, le brigadier-chef Andy Fila, du 14e Régiment d’Infanterie et de soutien logistique parachutiste [RISLP] de Toulouse, a été “mortellement touché par l’explosion d’un équipement”, alors qu’il réalisait une soudure lors d’une “intervention de maintenance sur un groupe frigorifique” de la base “sergent-chef Adji Kossei”, où est implanté le poste de commandement interarmées du théâtre de l’opération Barkhane, écrit Opex360 à ce sujet.

Vu les tensions de plus en plus croissantes entre l’état tchadien et la France qui n’ont cessé de s’amplifier depuis la mise en œuvre de l’opération Colère de Bohoma, la décision du président de retirer ses troupes du G5 Sahel et de se concentrer dans une lutte antiterroriste sur son territoire, ainsi que des incidents parfaitement bizarres ces dernières semaines non loin du palais présidentiel, il est difficile de croire à la nature accidentelle de ses événements.

Cette mort intervient en effet après une autre au Mali, pays où la lutte contre la présence des troupes étrangères s’amplifie de jour en jour, avec en toile de fond des manifestations anti-occupation et une pseudo crise politique que la France a provoquée dans l’espoir de défigurer le mouvement de protestation.

Mais au Tchad, l’état est-il décidé à pousser vers la porte du pays les forces françaises ?

Une chose est sûre : les ingérences de Barkhane et de la France sont de moins en moins tolérées sur le territoire tchadien.

RCA : les politiques souverainistes de Touadéra gênent

Les médias mainstream parlent de vive tension diplomatique entre la Libye et la République centrafricaine, suite au pillage de l’ambassade de la Libye en RCA par un certain Sani Yalo. Mais que se passe-t-il réellement ? S’agit-il d’un nouveau plan de déstabilisation contre la RCA de Touadéra ?

Luc Michel, géopoliticien nous en dit plus.

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