Mali : Barkhane saigne ... (Zoom Afrique)

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Quarante-trois soldats français sont morts au combat dans les opérations Serval et Barkhane.

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Les analyses de la rédaction :

Quarante-trois soldats français sont morts au combat dans les opérations Serval et Barkhane

L'Élysée l'a annoncé hier soir, jeudi 23 juillet, un militaire français de la force Barkhane a été tué au combat, au Mali. Lisons RFI: 

« il avait 25 ans, il était soldat du 1er régiment de parachutistes de Tarbes. Il était arrivé au Mali il y a 10 jours, le 14 juillet. Son blindé a été pris pour cible d'une voiture suicide chargée d'explosifs, deux autres soldats ont été gravement blessés ». L'attaque s'est produite à 150km à l'Ouest de Gao, cette région que la force d'occupation a tout fait pour qu'elle soit désertée des maliens et qu'elle devienne un no man's land propre à proliférer des terroristes et a les exporter vers tout le Mali et le Sahel avec in fine sa séparation du reste du pays. Et bien de ce Gao et de la mort de ce soldat français, l'analyste de RFI media colonialiste par excellence dit : 

« La France est seule. Ses partenaires européens finalement ne l'accompagnent absolument pas. Et puis ce n'est pas seulement des groupes djihadistes, les États de la région ont abandonné le territoire. Il y a du trafic en tout genre sur cette zone sahélienne. Barkhane ne peut pas tout faire, il y a des problèmes politiques, des problèmes économiques, et en fait l'essentiel des problèmes c'est que ce n'est pas l'armée française qui peut se substituer aux États qui sont pour un certain nombre d'entre eux en déliquescence et qui ont abandonné leur souveraineté, tout ce qui est régalien, d'éducation, de santé sur une partie du territoire. »

La question de zoom Afrique : qui a conduit le Mali vers une telle situation? Qui vampirise la souveraineté de l'État malien, se moque de l'armée malienne, pilote en sous-main des terroristes djihadistes à l'effet de provoquer des foyer de violence, et de terrorisme au nord, au centre, au sud? Ce vendredi la mission de la CEDEAO au Mali a tourné court mission que RFI dit avoir été destinée a régler la crise politique dans un Mali ou des populations entières toujours selon RFI veulent le départ de IBK et rien de plus…Ce premier mort français dans un attentat à la voiture piégée a Gao devra pousser RFI tout comme la France à cesser la « manip » et à se dire : il est grand temps de se retirer du Mali.

 

Sénégal, la filière laitière se noie sous les excédents de lait européens

Au Sénégal, la filière laitière se noie sous les excédents de lait européens, dommage collatéral de la bio offensive que fut la covid 19 contre le continent noir!
Avec la crise de la Covid-19, la flambée des stocks de lait en poudre importé, qui inondent déjà le marché sénégalais depuis 2018, va encore fragiliser les producteurs locaux.

Au Sénégal, le lait en poudre représente 84 % des importations de lait, majoritairement en provenance de l’Union européenne (UE). « Depuis 2018, nos marchés sont inondés par des stocks sans précédent de l’UE, qui concurrencent notre lait local », résume Fatou Cheikh Ndione Sané, directrice des industries animales au ministère de l’élevage.

Une situation qui risque d’être encore amplifiée par les excédents de stocks de poudre de lait européens constitués lors de la crise de la Covid-19, alors que la demande en produits laitiers s’effondrait sous l’effet des confinements. Ces surplus ont toutes les chances d’être déversés en Afrique de l’Ouest, au risque d’affaiblir durablement des filières laitières déjà fragiles et peu structurées.
Et pourtant, avec 3,9 millions de bovins sur territoire – parmi lesquels 70 % de femelles dont la moitié est en âge de produire du lait –, le Sénégal a les capacités d’être autosuffisant. L’un des enjeux est d’arriver à acheminer le lait local des zones de production aux unités de transformation puis aux points de vente. Face à cette invasion européenne, des mesures protectionnistes s'imposent. 
Deux industriels sénégalais font l’effort de favoriser le lait local. Le groupe Kirène a installé un centre de collecte dans la région de Fatick, en partenariat avec le ministère de l’élevage. Mais l’entreprise pionnière dans ce domaine est La Laiterie du berger (LDB). Entre 2007 et 2019, elle est passée de 200 000 litres de lait collecté à 1,1 million de litres. 

Une première décision gouvernementale a soulagé les acteurs laitiers avec l’exonération de la TVA sur le lait pasteurisé produit au Sénégal, entrée en vigueur en février 2019. Une piste pour faire baisser les coûts de production pourrait être la mise en place d’un régime de subventions aux tarifs de l’énergie, suggère Mme Sané, au ministère de l’élevage, assurant que « des réflexions sont en cours ».

Les différents acteurs du secteur demandent surtout une augmentation des droits de douane, actuellement de 5 %, sur les importations de lait en poudre depuis l’UE. Ce plaidoyer est mené au niveau de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour faire émerger une industrie régionale plus compétitive. 

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