Mali: Barkhane saigne, Barkhane a peur! (Zoom Afrique)

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C'est le deuxième soldat de Barkhane à avoir été tué en l’espace de quatre jours.

Zoom Afrique du 5 mai 2020

SOURCE : PRESS TV FRANÇAIS

L’actualité en Afrique :

  • Solidarité nationale dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 au Niger : l’Assemblée nationale apporte une contribution de 50 millions francs FCA au Comité de lutte
  • Côte d’Ivoire-AIP : le cinquième site de prélèvement de Covid-19 inauguré à Koumassi
  • Covid-19 : Le CDC Afrique apprécie la coopération avec la Chine dans la lutte contre la pandémie

Les analyses de la rédaction :

1. Mali : qui liquide les soldats d’occupation ?  

C’est le deuxième soldat de Barkhane à avoir été tué en l’espace de quatre jours. Citant l’état-major français, RFI dit : « Le légionnaire était engagé “dans une action de harcèlement zonal”. “Prise à partie à courte distance, l’unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux terroristes. Au cours de cette action de feu, la première classe Kévin Clément, embarquée à bord d’un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi. Touché à la tête, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne chirurgicale de Gao (nord), où son décès a été constaté. L’état-major a précisé que l’intervention d’un drone Reaper avait ensuite permis de constater que le sous-groupement tactique avait été engagé dans un combat de rencontre avec des éléments terroristes isolés. Vendredi, le brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, avait lui-même succombé à des blessures infligées le 23 avril au Mali par l’explosion d’un engin explosif improvisé. » 

Qu’est-ce qui se passe au juste ? RFI donne son explication : « Ces dernières semaines, l’armée française a multiplié les offensives au Sahel, en particulier dans la zone dite des “trois frontières” entre Mali, Niger et Burkina Faso, revendiquant la “neutralisation” de plusieurs dizaines de jihadistes au total depuis le début de l’année. Les effectifs de Barkhane sont récemment passés de 4500 à 5100 militaires. Paris espère que ce renfort permettra d’inverser le rapport de forces sur le terrain, où les groupes terroristes ont multiplié les attaques ces derniers mois.»

Ni au Mali ni au Sahel, personne ne croit à ces racontars. D’ailleurs une première question qui vient à l’esprit de tout lecteur est la suivante : « Jusqu’ici les pertes, les soldats africains les subissaient tout en servant de boucler aux forces de Barkhane. Comment expliquer alors deux morts en 4 jours ? Une chose est sûre : après 8 ans de présence militaire illégale au Mali et au Sahel, illégale puisque hostile à la volonté des peuples, on sait que la force Barkahe ne lutte pas vraiment contre les jihadistes ; ils les utilisent comme levier de pression à la fois contre les États et contre les populations pour mieux les contrôler, mieux les piller. Reste que désormais, le ridicule credo de la lutte anti terroriste n’a plus aucun sens, ni pour les États du Sahel ni pour les nations et que face à l’obstination française, il y a des sahéliens qui pensent à des moyens plus radicaux pour mettre à la porte les forces d’occupation. Et parmi ces Sahéliens il y a également de valeur militaire. Aux dernières nouvelles Barkhane a annoncé avoir isolé ces forces dans des bases par crainte de Covid-19, mais on croit comprendre que la Covid-19 n’est qu’un prétexte. La France a désormais peur du Sahel. 

 

2. Un avion kényan abattu par des inconnus en Somalie. Qui a provoqué le crash ? 

Un avion d’une compagnie aérienne kényane appartenant à des Somaliens s’est écrasé en Somalie, tuant les six personnes à bord. L’avion qui est exploité par East African Express Airways s’est écrasé près de Bardale Town, en Somalie, le lundi 4 mai au soir, rapporte TUKO.co.ke. Selon d’autres informations, l’avion qui venait d’Éthiopie était en route pour distribuer des fournitures médicales et d’autres équipements à Baidoa. La nouvelle de l’accident a mis en colère un échantillon représentatif de Kényans qui ont condamné la Somalie pour avoir permis de telles atrocités sur ses terres. Il convient de noter que ce n’est pas la première fois qu’un avion lié au Kenya s’écrase en Somalie. En 2014, un avion militaire s’est écrasé en Somalie dans ce que les responsables ont qualifié d’accident en raison de problèmes techniques. Cependant, les rebelles somaliens ont contré les affirmations en affirmant qu’ils l’avaient abattu avec un missile.

Luc Michel, géopoliticien, nous en dit plus.

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